Annexes

Le frelon asiatique

  • Une photo d’un nid de frelon asiatique prise par un habitant de Gravières :

  • L’article suivant en PDF est envoyé aux mairies par le vétérinaire GDS (Groupement de Défense Sanitaire) Rhône-Alpes afin d’être intégré aux bulletins municipaux.
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Premila Constantin, vétérinaire GDS Rhône-Alpes
  • Ce dernier article est le fruit de recherche de l’équipe de rédaction :

D’abord, savoir reconnaître le frelon asiatique :

Puis lutter contre les nids en posant des pièges. En étudiant le cycle de ce frelon, on s’aperçoit que nous pouvons agir très utilement et individuellement. En effet, les nids construits dans l’année se vident de leurs habitants en hiver car l’ensemble des ouvrières et des mâles ne passent pas l’hiver et meurent. Seules les reines se camouflent dans les arbres creux, sous des tas de feuilles, dans des trous de murs…
Elles n’en sortent que courant février et recommencent à s’alimenter. C’est à ce moment que nous pouvons agir en disposant dans nos jardins ou sur nos balcons des pièges pour attraper ces futures fondatrices de nids (1 reine = 2000 à 3000 individus).

Pour fabriquer ces pièges, il suffit de récupérer des bouteilles en plastique d’eau minérale, de les percer de 3 trous de 1 cm de diamètre, puis de verser à l’intérieur un mélange composé de bière blonde et de sirop de grenadine (3/4 et 1/4). Il suffit de laisser ces pièges de la mi-février à la fin avril. Vous pouvez bien sûr prolonger l’opération jusqu’à l’arrivée du froid. Changer la mixture de temps en temps.
Lorsque vous découvrez un nid de frelon asiatique, prévenir la mairie ou les pompiers.

Mais l’INRA semble sceptique :
« Ces pièges de printemps, souvent à base de bière et de cassis, ont été préconisés en particulier dans la communauté urbaine bordelaise. Ils ont pour but de capturer les reines fondatrices en début de cycle annuel. Ils sont globalement assez décevants. En outre, ils peuvent avoir des effets non intentionnels : peu sélectifs, ils peuvent tuer toutes sortes d’autres insectes, surtout si ce piégeage est prolongé tard dans le printemps », explique Denis Thièry.
L’unité Save s’est donc orientée vers d’autres types de piégeage : des pièges de diversion positionnés autour des ruchers. Ces pièges ont pour but de faire diminuer la pression de prédation exercée par les ouvrières prédatrices des abeilles. En même temps, différents attractifs alimentaires sont testés afin d’obtenir la meilleure sélectivité possible et le nombre de captures maximal de frelons asiatiques.
Mais Denis Thièry préconise aussi le piégeage d’hiver, qui consiste à capturer les femelles au moment où elles quittent le nid pour hiverner. Le principal avantage de ce type de piège est d’engendrer beaucoup moins de captures d’autres insectes, moins nombreux qu’au printemps.